Cela fait très longtemps que je cherche une solution pour gérer ma bibliothèque de films et surtout de musique (1100 albums), tous sur disque dur. J’avais trop de CD audio et les manipulations devenaient fastidieuses, donc je les avais tous « rippés ». Les CD et leurs boitiers sont désormais dans des cartons !

N’empêche, pour les écouter sur mon système audio (relié à la TV), il me fallait un boitier à même de décoder les formats de fichiers audio et vidéos que j’utilise. J’avais alors acheté un lecteur multimédia Dune HD Smart D1, reconnu pour la qualité de son décodage vidéo.

Côté films, c’était convaincant :

screenshots

En revanche, côté musique, c’était décevant. La gestion de la musique ne pouvait convenir qu’à un utilisateur disposant de quelques dizaines d’albums tout au plus.

En fait, si je voulais obtenir ce que je cherchais… une seule solution… un ordinateur dédié… mais :

  • pas question d’acheter un ordinateur à 700/800 € uniquement pour gérer mes films et la musique,
  • pas question d’un ordinateur bruyant (donc je ne voulais pas de ventilateur)
  • pas question d’un ordinateur qui consomme 100 à 400 Wh en permanence

(suite…)

Tu passes ton temps à te chercher des excuses.

Qu’est-ce que l’excuse ?
C’est cette petite médiocrité que tu t’accordes, lorsque le courage te fait défaut.
Lorsque tu ne veux surtout pas te regarder en face.
Lorsque tu ne veux surtout pas assumer tes choix.
Maladie du siècle… la dé-responsabilisation.

Incapable de porter ton existence, tu cherches par tous les moyens à la faire porter par un autre.

Tu voudrais (ce boulot, cet homme, cette fille, ce chien, cette voiture, cette thérapie… )… mais tu te répètes, et tu répètes à l’envie… « A quoi bon ! », « Je ne le mérite pas », « Je n’ai pas les moyens », « De toutes façons je ne suis bon à rien », « C’est trop tard maintenant »…

Alors tu multiplies les tentatives avortées (tentatives que tu fais avorter subtilement, sans même t’en rendre compte, afin de continuer à entretenir ton personnage de victime)… et ça marche !
Après, tu peux annoncer triomphant : « Tu vois ? Je te l’avais bien dit que je n’y arriverais pas ! ».

L’excuse, c’est le temps que tu fabriques pour créer une distance entre ce que tu voudrais faire (et que tu peux faire)… et ce que tu fais. Le créateur du temps… c’est toi ! Combien d’énergie dépenses-tu à maintenir cette distance ? A maintenir inaccessible cet idéal ?

L’excuse, c’est ce regard que tu détournes pour faire semblant de ne pas avoir vu ce que tu as… déjà… vu… et dont le fait d’avoir vu engendre une obligation d’humanité. Obligation que tu ne veux pas assumer… mais là n’est pas la question. Tu fais ce que tu veux…

Mais en fait tu ne veux surtout pas voir qu’à chaque seconde tu ne fais QUE ce que tu veux ! Sauf que c’est trop lourd à porter… alors c’est bien plus pratique de se cacher derrière… une excuse !

Serait-ce ton odeur dans le creux de ton cou ?
La douceur des cheveux effleurant mon visage ?
Les yeux fermés je vois comme un doux paysage
Dont les monts et vallées pourraient me rendre fou !

Est-ce la sensation de tes seins contre moi,
Doucement appuyés comme une invitation
A des plaisirs emplis de toute la passion,
Qui fait monter ainsi le trouble de l’émoi ?

Que j’aime à ressentir de tes bras la ceinture,
Mon aimée qui réveille le trésor dans mon cœur,
Et fait fondre en trois mots, et mes doutes, et mes peurs,
Embrassant le tableau dont je suis la peinture.

… avec Jean Bouchart d’Orval. Tiens ! Encore un québécois… Coïncidence ? ;)

Jean nous invite à vivre avec passion… en ayant lâché l’illusion d’avoir un point de vue…

 

 

 

Ou encore, vivre en poète… juste être…

 

 

Pour Nadia et Christian qui ont la joie d’aller à la rencontre de ce grand absent de la personnalité…

Connaissez-vous Betty ?

Je ne vous cache pas qu’aujourd’hui, ce sont les témoignages directs qui me parlent le plus… à commencer par Tony Parsons (le livre Ce Qui Est, notamment).

Et quand j’écoute Betty, qui présente l’avantage de parler français… enfin… québécois, j’ai vraiment le sentiment d’avoir la même résonance. Je ressens de plus en plus souvent le frôlement avec ce dont il est question. Et je vous invite à ce partage au travers des vidéos :

Je devrais me taire. Écrire, parler… pour qui ? Je suis celui qui regarde celui qui est en train d’écrire cette phrase.

Je devrais même dire, je suis CE qui regarde celui qui est en train d’écrire cette phrase. Mais par moment, un voile semble se dissoudre et il n’y a plus que « regard ». Et plus rien qui regarde. Puis cela repart.

Comme un jeu… de « je ».

Aucun problème. C’est juste ce qui est.

Plus de 20 ans de tentatives diverses et variées pour trouver quoi ? Déjà la formulation est devenue fausse. La notion de temps s’est effacée. Elle a perdu tout sens. L’histoire se désagrège.

Je cherchais ce « truc » qui allait m’installer sur un piédestal, définitivement à l’abri du souci, dans une béatitude infinie. Un « truc » mérité, à la force du poignet, à coup de méditations, de retour dans le « ici et maintenant »… Un « truc » qui allait se voir, qui a de la gueule…

Et puis rien. Rien à prétendre. Rien à accrocher au mur. Rien de mérité. Juste voir qu’il n’y a rien d’autre que ce qui est là, tout de suite. Rien. Et que cela ne sert à rien de lutter. Bah… on peut lutter, se débattre… Cela fera encore partie de ce qui est. Et que cela ne sert encore moins de lutter contre le fait de lutter…

Pour qui est-ce que je vais écrire cela ? Encore une tentative de cristalliser un état ? Même pas. Cela va. Cela vient.

Alors je ne sais pas.

Enfant déjà j’avais une perception de l’illimité. Une reliance à plus vaste, et on me disait souvent « dans la lune ». Il est vrai que je n’étais alors pas très ancré, très relié à la Terre. Il m’était devenu tellement familier que de me relier à ces perceptions plus aériennes, spatiales, cosmiques…

Je faisais alors des expériences de « sortie du corps » qui, aussi étonnantes puissent-elles paraître, me semblaient tout à fait naturelles et évidentes alors… Et je n’en parlais à personne, imaginant que c’était l’expérience intime de chacun. Plus tard, beaucoup plus tard, je réalisais le caractère un peu extraordinaire de ces expériences, et très vite le caractère limité. On peut fuir dans la dimension cosmique. Et cette fuite était alors l’expression de la souffrance dans la limite imposée par l’incarnation.

Il fût long le chemin de l’acceptation de cette limite. Longtemps j’ai cherché en toutes choses l’illimité. Dans ma capacité à comprendre (je voulais TOUT comprendre), dans mes perceptions sensorielles, et dans mes relations amoureuses. No limit !

Évidemment, j’allais de désillusion en désillusion. Toute tentative d’approcher cet illimité dans le monde manifesté se heurtait à la dure réalité de la Manifestation !

Le jour où c’est tombé, c’est tombé dans un fracas épouvantable, emporté par un flot de déconstruction… Un moment d’une intensité dramatique où le personnage que j’ai toujours pensé être a volé en éclat… Comme l’image dans le miroir lorsqu’un caillou vient le frapper. Pour une part, j’avais le sentiment qu’il se passait quelque chose d’heureux… Mais mon côté consciencieux pensait qu’il fallait essayer de recoller le miroir…

Jusqu’à ce que me saute aux yeux l’évidence : il n’y a rien à recoller. Juste s’installer dans l’expérience de l’Être privée de ce vieux miroir. Oh, ce n’est pas fini. Je vois bien des tentatives de création d’un nouveau miroir… Mais un miroir beaucoup plus transparent…

Toujours est-il qu’une intensité à pris place. L’instant présent a pris un goût indicible que les pensées à propos d’un hypothétique futur ou passé ne peuvent plus voler. Une reliance à la Vie d’un tout autre ordre.

Et cette reliance suscite, sans aucun préméditation de ma part, des demandes. Et comme une évidence, la demande de l’autre crée un lien de cœur à cœur qui appelle la réponse. Une réponse que je découvre en même temps que celui qui a posé la question. Le côté rassurant est que je n’ai aucun sentiment d’aider qui que ce soit. Aucun sentiment de savoir quoi que ce soit. Le sentiment d’être un hygiaphone… On parle dedans, et on écoute la réponse. Je préfère cette image plutôt que de dire un « canal »… Avec tout le côté prétentieux associé.

C’est tellement nouveau et imprévu que dans un premier temps j’ai laissé l’accès libre à cet hygiaphone. C’était tellement légitime. Cela ne m’appartient pas. Comme l’eau n’appartient pas au robinet. En même temps, je me rends compte que si ce qui passe ua travers de l’hygiaphone est illimité… l’hygiaphone lui-même… est un objet matériel… qui a des limites… de temps, d’énergie, etc…

Et ne pas en tenir compte serait retomber dans l’illusion d’une possibilité de vivre l’illimité dans la Manifestation. Donc s’impose à moi de donner des limites à son utilisation. Je ne sais pas encore comment.

Je ne sais pas quelle forme cela prendra. Mais c’est une belle expérience.

Le livre « De l’Abandon » de Eric Baret est une grande source d’inspiration pour moi. Je ne résiste pas au plaisir de vous en faire partager un extrait :

Comprendre qu’il n’y a rien à comprendre, rien à acquérir. Je n’ai pas besoin d’inventer des outils pour faire face à la vie, de créer des moyens de défense ou d’appropriation pour faire face aux situations.

Regarder honnêtement ce qui est là, ce qui éveille en moi la peur, l’anxiété, la prétention, la défense. Clairement, accepter mes prétentions, mes limites. Ces limites vont refléter la non-limite.

Il faut vivre la médiocrité : elle révèle l’ultime en nous.

Quand je refuse la médiocrité, quand j’imagine, que je projette un supérieur ou un inférieur, des choses spirituelles qui devraient me libérer de la vie quotidienne, là, je suis dans un imaginaire. C’est une forme de psychose. La médiocrité est l’essentiel – la médiocrité selon mes concepts.

Fonctionner journellement : manger, dormir, aimer, voir, sentir, regarder. laisser toutes les émotions vivre en nous. Rien à défendre, à affirmer, à savoir. Je n’ai besoin de rien pour pressentir ce qui est primordial. Inutile de changer quoi que ce soit en moi.

Certaines découvertes sont à faire et à oublier dans l’instant. Pour la personne, c’est la terreur, car l’ego a besoin de s’approprier des qualifications : être spirituel, méditer, se libérer.

Il faut sortir de notre rencontre comme un chien qui a vu un os et à qui on le retire juste avant qu’il ne referme la gueule. C’est ce sentiment là, juste avant la frustration, qu’il faut garder. La sensation de la bouche vide est une non-conclusion, un espace qui résonne de notre liberté.

No comment…

Pourquoi reprendre le chemin de ce blog laissé en suspens depuis des années… ?

Je l’ignore. Une sorte de nécessité de l’instant. Une tentative de partage. Mais qu’ai-je à partager aujourd’hui… sinon la tranquillité ? Ce silence qui se découvre en arrière-plan du bruit.

« Je ne sais pas »… Ces mots ont si longtemps sonné comme un couperet. Un aveu d’ignorance. L’échec de ma prétention à tout savoir… Et aujourd’hui, ils sonnent comme une génuflexion devant plus grand que soi, comme la reconnaissance d’un savoir invisible qui peut dès lors se mettre à couler… Quand la tête laisse la place au cœur.

S’arrêter. Juste sentir. La Vie Est.

Tout est cadeau.

Ne plus être quelque chose… ou quelqu’un…

Juste Être… Comme une évidence.

Beaucoup connaissent déjà ce très beau livre d’Eric-Emmanuel Schmitt (auteur notamment de Odette Toulemonde, transposé ensuite au cinéma).

Ce sont les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans, lettres retrouvées par Mamie Rose qui vient lui rendre visite à l’hôpital pour enfants.

Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer le début du livre :

Cher Dieu,

Je m’appelle Oscar, j’ai dix ans, j’ai foutu le feu au chat, au chien, à la maison (je crois même que j’ai grillé les poissons rouges) et c’est la première lettre que je t’envoie parce que jusqu’ici, à cause de mes études, j’avais pas le temps.

Je te préviens tout de suite : j’ai horreur d’écrire. Faut vraiment que je sois obligé. Parce qu’écrire c’est guirlande, pompon, risette, ruban, et cetera. Écrire, c’est rien qu’un mensonge qui enjolive. Un truc d’adultes.

La preuve ? Tiens, prends le début de ma lettre : « Je m’appelle Oscar, j’ai dix ans, j’ai foutu le feu au chat, au chien, à la maison (je crois même que j’ai grillé les poissons rouges) et c’est la première lettre que je t’envoie parce que jusqu’ici, à cause de mes études, j’avais pas le temps », j’aurais pu aussi bien mettre : « On m’appelle Crâne d’Œuf, j’ai l’air d’avoir sept ans, je vis à l’hôpital à cause de mon cancer et je ne t’ai jamais adressé la parole parce que je crois même pas que tu existes. »

Seulement si j’écris ça, ça la fout mal, tu vas moins t’intéresser à moi. Or j’ai besoin que tu t’intéresses.

A lire absolument.

Page suivante »