Dieu et surdité

Lu dans un article du journal Le Monde :

Contrairement à la presse, je ne vais pas m’intéresser ici à la remarque du pape Benoît XVI concernant le « groupe de criminels » mais à deux autres aspects de cette intervention qui m’ont autrement interloqué.

Un pape allemand ?

Benoît XVI confie : (sic) « Revenir à Auschwitz comme pape allemand était une double épreuve »

Qu’est-ce que le pape Benoît XVI sinon le chef spirituel des catholiques romains, évêque de Rome ? En tant qu’évêque de Rome, il est considéré comme le successeur de Saint Pierre et donc le Vicaire de Jésus-Christ. Comment un rôle aussi universel peut-il être incarné par quelqu’un qui se vit comme allemand ? Ce qui seraît légitime pour tout un chacun, me semble inécoutable pour une fonction aussi éminente. Benoît XVI n’est pas Joseph Alois Ratzinger. Or, à travers les propos qu’il tient, j’ai l’impression d’entendre M. Ratzinger et non le pape. Ceci me semble peu propice à une élévation de la communauté chrétienne.

Un pape sourd ?

Benoît XVI commence par ces mots : « Seigneur, pourquoi es-tu resté silencieux ? Pourquoi as-tu pu tolérer tout cela ? »

Pour moi, cette déclaration est grave car elle contredit l’essence même du Christianisme : la capitulation de nos désirs personnels devant Dieu. Le Notre Père dit : « Que Ta volonté soit faite […] Amen », « amen » étant le grand « Oui » du renoncement à autre chose que ce qui Est. Or Dieu Est ce qui Est à chaque seconde (sinon il n’est pas Dieu). Sa volonté est donc toujours faite. Mais il ne faut pas entendre « Sa » volonté au sens habituellement personnel du terme. Sinon on réduit Dieu à un super-individu tout puissant avec lequel on noue une relation infantile et que l’on interpelle comme on se révolte contre son papa quand on est petit.

C’est pourtant ce que j’entends dans cette phrase prononcée par Benoît XVI. Comment cette phrase va-t-elle être entendue par la communauté de l’église catholique romaine ? Dieu est-il un Super-Papa ou est-ce le grand mystère ? Quand je m’adresse à Dieu, à Qui m’adressai-je ?

Et si Dieu n’était pas resté silencieux… et si nous étions tous devenus sourds ?

Plaidoyer pour le piratage

A l’heure des grands débats sur la licence globale, débats dans lesquels je ne rentrerai pas ici, force est de reconnaître que le commerce actuel de la musique laisse un vide.

En 1980, Philips et Sony nous ont expliqué (convaincu ?) l’intérêt de l’abandon de nos vieux vinyles pour passer au CD tellement meilleur sur les plans musicaux et pratiques. Pour l’aspect pratique, soit. Quoique transporter plus de 10 CD dans les mains devient vite périlleux, les boîtiers ayant la fâcheuse tendance à glisser les uns sur les autres. De même, au lieu d’avoir un grand livret inséré dans les 33t de l’époque nous sommes nous habitués aux petits livrets insérés dans les CD. Soit.

Musicalement parlant, je sais que les audiophiles peuvent tirer une restitution extraordinaire de ces galettes noires du siècle dernier. Mais le passage au CD a permis une meilleure conservation des qualités de restitution en la rendant plus facile. Pour conserver les mêmes qualités à un vinyle, il fallait le traiter avec des produits antistatiques, et autres masques de beauté destinés à extraire la poussière enfouie au creux des sillons.

D’accord, globalement, le passage au CD était une bonne idée… au moins un format unique faisait pour la première fois l’unanimité dans l’audiovisuel (après les déboires des débuts de la vidéo et ses multiples formats incompatibles).

Mais l’avènement du CD a laissé sur le carreau une quantité gigantesque d’œuvres musicales car il n’a pas été jugé rentable de les porter sur CD. D’accord, tout le monde n’aime pas Parages de Jacques Lejeune (INA/GRM) ou Le Funambule de Jean-Pierre Castelain.

Mais MOI… OUI !

Alors je me surprends à chercher (sans succès :-() sur eMule pour essayer de trouver de telles œuvres en espérant qu’un jour quelqu’un prenne la peine de transposer ces vinyles en format numérique. Et j’enrage en voyant que les grandes plateformes de musique en ligne « légale » se contentent de proposer ce qu’on trouve déjà si facilement sur CD, au lieu de s’ouvrir à ces fonds musicaux extraordinaires dont le faible succès commercial n’a pas permis le transfert sur CD (pas rentable), mais qu’il serait si facile de vendre en ligne à faible coût.

Si au moins les éditeurs renonçaient à leurs droits sur ces œuvres qui ne sont plus distribuées, de sorte que leur transfert au format numérique et la diffusion par internet soit libre…

Alors, suis-je réduit à espérer qu’un ami pirate, détenteur d’albums numérisés de Jacques Lejeune ou Jean-Pierre Castelain… soit charitable ?

L’ode aux rats

Eh c’est pas une oeuvre mec
C’est l’ode aux rats
Une ode pour les enfants
Pour les paumés qui dorment sur la caillasse
Qui ont la morve au nez
Et l’deuil qui est accroché là-haut sur leurs paupières comme une arrogance
C’est pas une oeuvre mec
C’est l’cri de ma déchirure
C’est l’cri de mon impuissance
Eh mec qu’est-ce que j’peux faire
Laisse-moi pas tout seul dans mon gourbi
A brailler comme un âne
J’pédale dans la s’moule Raoul
A l’aide
La vie s’arrache les yeux pour ne plus voir la mort
Et je suis complètement consterné par la connerie humaine

Ratopolis est souterraine
C’est la cité de la déveine
Pour essayer de voir le jour
Il nous faudrait un peu d’amour
Mais y a des pièges dans tous les coins
Les hommes sont devenus des chiens
Et si tu touches à leur assiette
Ils te flinguent à la mitraillette
Cobayes à charge des Etats
On nous refile tous les virus
On nous encage et l’on nous teste
On nous injecte on nous dissèque
On nous secoue comme des pruniers
Pour voir jusqu’où l’on peut tenir
Mais quand on crève
Il n’y a personne
Pour nous chanter un te deum
Nous qui ne sommes d’aucun pouvoir
Nous ne ferons jamais l’histoire
Nous avons d’autres images
A proposer que le carnage

Roi du chaos que rien n’émeut
Les voix des humbles s’harmonisent
C’est tellement beau vertigineux
Quand la tendresse n’est plus soumise
Ne t’abîme plus idéalise
Tu la verras la terre promise

Ce n’est plus que partie remise
Vieux rat pourri tu prophétises

Mais je n’entends plus rien
Je ne sais plus d’où je viens
Je erre
Je suis perdu
Je suis perdu
Non non non ne me parlez plus

Je erre

Je erre…

Emmanuel BOOZ
L’Ode aux rats
(Dans quel état j’erre – 1979)

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Personnellement, je l’utilise déjà beaucoup (y compris pour facilement partager des dossiers entre le bureau et la maison grâce à l’espace partagé en ligne) !

Ce portail est développé par un français (Florent Fremont), malheureusement, son blog destiné au suivi des évolutions du produit est entièrement en anglais.

Le dimanche à Tchernobyl

Le dimanche à Tchernobyl
J’empile torchons vinyles
Evangiles
Mes paupières sont lourdes
Mon corps s’engourdit
C’est pas le chlore
C’est pas la chlorophylle

Tu m’irradieras encore longtemps
Bien après la fin
Tu m’irradieras encore longtemps
Au-delà des portes closes

Le dimanche à Tchernobyl
J’harangue le soleil
J’harangue les sardines
Dans la rougeur des canaux
À la centrale y a carnaval
Java javel
Cerveau vaisselle
Chaque jour se rit de moi
Indolore

Tu m’irradieras encore longtemps
Bien après la fin
Tu m’irradieras encore longtemps

Le dimanche à Tchernobyl
J’empile torchons vinyles
Evangiles
Sortir en lamés
En ciré
Sortir du chapeau
Comme à l’accoutumée

Tu m’irradieras encore longtemps

Tu m’irradieras encore longtemps

Le dimanche à Tchernobyl

Tu m’irradieras encore longtemps

Tu m’irradieras encore longtemps
Au-delà des portes closes
Tu m’irradieras encore longtemps

Bien après la fin

Tu m’irradieras encore longtemps

Alain Bashung

It’s late…

Il y a des mois plus chargés que d’autres.

Je parle bien entendu des mois au sens calendaire du terme… nous laisserons la psychologie de côté pour l’instant ! 🙂

Ce mois de mai est tout particulièrement chargé, entre la classe de mer de ma fille aînée (ayant proposé pour l’occasion de monter un blog permettant à la maîtresse de donner des nouvelles), une échéance professionelle importante qui m’amène (avec toute mon équipe) à venir travailler tous les samedis jusqu’en juin, et, histoire de ne pas s’assoupir, la restructuration de mon site perso qui migre sur WordPress avec création d’une galerie photo avec Coppermine (galerie prochainement accessible depuis le blog).

Alors, après une journée bien remplie, j’estime qu’il est raisonnable d’en rester là pour ce soir.

@+

Création du blog

Bonjour aux nouveaux lecteurs.

Après des années d’utilisation de SPIP pour animer mon site personnel, je décide de revoir complètement la nature du contenu, l’organisation, mais aussi le moteur destiné à animer le site.

Je passe donc à WordPress, moteur de blog réputé, pour disposer de fonctions différentes.

Bien sûr, on trouvera des photos sur ce blog, mais au travers d’une galerie très différente.

Au gré du vent, ce blog viendra se compléter de billets dont j’ignore encore même leur organisation.

Nous verrons bien.

A bientôt !