Qui fuis-je ?

Croire…

Croire que l’on tient enfin quelque chose
Le serrer dans ses bras
Persuadé qu’il sera toujours là
Et se le voir arraché en un instant

Oublier…

Oublier que nous n’avons aucun pouvoir
Sur rien
Oublier la mort et la souffrance
Et mourir sans avoir pu dire au revoir ni merci

Rêver…

A un monde meilleur
Baigné d’amour et de lumière
Dans lequel nous ne ferions qu’un
Et ignorer notre voisin

Il n’y a pas d’issue…

Mais qui fuis-je ?

L’alchimiste

Je n’étais rien, ou bien quelque chose qui s’en rapproche.
J’étais vain et c’est bien c’que contenait mes poches.
J’avais la haine, un mélange de peur, d’ignorance et de gêne.
Je pleuvais de peine, de l’inconsistance de ne pas être moi-même.
J’étais mort et tu m’as ramené à la vie :
Je disais « j’ai, ou je n’ai pas » ; tu m’a appris à dire « je suis ».
Tu m’as dit : « le noir, l’arabe, le blanc ou le juif sont à l’homme ce que les fleurs sont à l’eau »…

Oh, toi que j’aime…
Et toi, que j’aime.
J’ai traversé tant d’avenues,
Tellement attendu ta venue,
Qu’à ta vue,
Je ne savais plus,
Si c’était toi, si c’était moi
Si c’était moi, si c’était toi.
Eh, toi que j’aime je crée ton nom
Dans le désert des villes que j’traversais car
Sûr de ton existence, je savais que tu m’entendrais
Et, toi, que j’aime,
Oh, toi… que j’aime

Je n’étais rien, ou bien quelquechose qui s’en rapproche.
J’étais vain et c’est bien c’que contenait mes poches.
J’avais la haine, un mélange de peur, d’ignorance et de gêne.
Je pleuvais de peine, de l’inconsistance de ne pas être moi-même.
J’étais mort et tu m’as ramené à la vie :
Je disais « j’ai, ou je n’ai pas » ; tu m’a appris à dire « je suis ».
Tu m’as dit : « le noir, l’arabe, le blanc ou le juif sont à l’homme ce que les fleurs sont à l’eau »…

Oh, toi que j’aime,
Et toi, que j’aime.
Ni la rue, ni les drames, ne m’ont voilé à ta vue
Même au plus bas, même quand j’disais que tout était foutu !
Je t’aimais comme si je te voyais,
Car si je ne te voyais pas,
je savais que j’étais vu par toi.
Et, toi que j’aime.
Tu es un lion et ton cœur est un soleil,
L’ultime secours de ceux perdus dans leur sommeil.
Et, toi, que j’aime,
Oh, toi… que j’aime.

Je n’étais rien, ou bien quelque chose qui s’en rapproche,
J’étais vain et c’est bien c’que contenait mes poches.
J’avais la haine, un mélange de peur, d’ignorance et de gêne.
Je pleuvais de peine, de l’inconsistance de ne pas être moi-même.
Tu es, tu es l’alchimiste de mon cœur…
Et, toi, que j’aime,
Oh, toi… que j’aime,
Eh…. oh, toi que j’aime…

Abd Al Malik


(Album Gibraltar, juin 2006)

Le rap, le slam, le jazz… et l’amour, accompagné par le pianiste de Jacques Brel, Gérard Jouannest.

Voilà le cocktail que ce français né à Paris, d’origine congolaise, converti au soufisme (le cœur de l’islam), nous sussure et nous assène.
Après un début de vie de délinquant et proche de l’intégrisme religieux, sa rencontre avec son Guide spirituel soufi marocain, Sidi Hamza Al Qadiri Boutchichi, le transforme à un point où ses textes deviennent des armes de destruction massive… des barricades de nos cœurs.

Laissez-vous imprégner, enivrer, dévorer par ses chants d’amour. Allez sur son site. La page d’accueil permet d’écouter quatre chansons de son dernier album, Gibraltar.