Tu passes ton temps à te chercher des excuses.

Qu’est-ce que l’excuse ?
C’est cette petite médiocrité que tu t’accordes, lorsque le courage te fait défaut.
Lorsque tu ne veux surtout pas te regarder en face.
Lorsque tu ne veux surtout pas assumer tes choix.
Maladie du siècle… la dé-responsabilisation.

Incapable de porter ton existence, tu cherches par tous les moyens à la faire porter par un autre.

Tu voudrais (ce boulot, cet homme, cette fille, ce chien, cette voiture, cette thérapie… )… mais tu te répètes, et tu répètes à l’envie… « A quoi bon ! », « Je ne le mérite pas », « Je n’ai pas les moyens », « De toutes façons je ne suis bon à rien », « C’est trop tard maintenant »…

Alors tu multiplies les tentatives avortées (tentatives que tu fais avorter subtilement, sans même t’en rendre compte, afin de continuer à entretenir ton personnage de victime)… et ça marche !
Après, tu peux annoncer triomphant : « Tu vois ? Je te l’avais bien dit que je n’y arriverais pas ! ».

L’excuse, c’est le temps que tu fabriques pour créer une distance entre ce que tu voudrais faire (et que tu peux faire)… et ce que tu fais. Le créateur du temps… c’est toi ! Combien d’énergie dépenses-tu à maintenir cette distance ? A maintenir inaccessible cet idéal ?

L’excuse, c’est ce regard que tu détournes pour faire semblant de ne pas avoir vu ce que tu as… déjà… vu… et dont le fait d’avoir vu engendre une obligation d’humanité. Obligation que tu ne veux pas assumer… mais là n’est pas la question. Tu fais ce que tu veux…

Mais en fait tu ne veux surtout pas voir qu’à chaque seconde tu ne fais QUE ce que tu veux ! Sauf que c’est trop lourd à porter… alors c’est bien plus pratique de se cacher derrière… une excuse !