La grande galerie

Le Ventoux

Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis. C’est en général la seule explication qui nous reste lorsque, après avoir soutenu une position contre vents et marées… nous nous retrouvons dans l’obligation d’en soutenir une autre.

En fait, en termes de galerie photo, je cherchais une présentation sobre, simple et performante. Après de pourtant nombreuses recherches, j’avais retenu Coppermine Gallery, ce que j’expliquais précédemment. Coppermine m’avait séduit par ses nombreuses possibilités. Mais, à l’usage, je regrettais sa présentation un peu fouillis malgré les nombreuses tentatives pour lui trouver un habillage (skin) de qualité. Alors, je continuais à chercher tout en ayant mis en place Coppermine malgré tout.

Et puis je suis tombé sur cet article de Lucas Janin : « A la recherche d’un blogphoto« . Son article aborde la même recherche, Coppermine, Gallery… et se termine par le choix de Exhibit Engine. Tiens ? Jamais entendu parler. Je me rue alors sur la galerie mise en place par ce monsieur et y trouve exactement l’ergonomie que je recherche. Il ne me reste plus à foncer sur le site de l’éditeur de ce logiciel gratuit, l’installer sur mon site et… le prendre en main.

Avis à ceux qui ne maîtrisent ni l’anglais, ni les outils PHP/MySQL, ni les termes relevant de la gestion de photos en ligne : passez votre chemin. L’éditeur a tout simplement oublié de faire la documentation de son produit. Alors il faut passer en revue tous les menus (et ils sont nombreux) pour comprendre le paramétrage et les principes de fonctionnement de cet outil. Mais cela vaut vraiment le coup. Si un lecteur souhaite de l’aide, qu’il n’hésite pas à m’écrire.

Les photos sont regroupées en galeries, elles-même regroupées en groupes de galeries. Dans chaque galerie, les photos sont visualisables en plusieurs formats (voir la liste déroulante en dessous et à gauche de chaque photo) de façon à s’adapter à la taille de l’écran du visiteur. Un clic sur la photo et on passe à la suivante. Le site peut être multilingue (mais je ne l’ai pas implémenté) et gère les balises META pour chaque photo, permettant ainsi une bonne indexation dans les moteurs de recherche (précision donnée pour les initiés !).

Un mot de passe en haut à droite permet de donner l’accès à des galeries privées (pour la famille, par exemple). En entrant le mot de passe (et en faisant Entrée) seules les galeries privées apparaissent. En effaçant le mot de passe (et en faisant Entrée) on revient à la galerie publique.

La Grande Galerie est donc désormais animée par Exhibit Engine… (jusqu’à son prochain changement ? Tttt… quelle mauvaise langue ! ) et sous une nouvelle URL : http://galerie.malaussena.org.

Une galerie photo

Après bien des hésitations sur la forme, j’ai fini par mettre en ligne une galerie photo à l’aide du script PHP/MySQL Coppermine.

Cette galerie rassemble des photos publiques, accessibles à tous en cliquant sur le lien situé en haut de page de ce blog : La Grande Galerie (voir nouvel article sur la nouvelle galerie).

Pour les utilisateurs enregistrés, sont accessibles des photos de famille et des photos dont je n’ai pas les droits pour les publier sur internet.

Pour s’identifier, ou s’inscrire pour ceux qui le souhaitent, il suffit de passer la souris sur l’onglet ‘@’ et faire ainsi apparaître un sous-menu.

Bien entendu, toute demande d’inscription devra être validée par votre serviteur afin d’éviter tout abus.

Cette galerie permet de naviguer dans plusieurs catégories et albums. Une fois l’album choisi, son contenu apparaît sous forme de vignettes (éventuellement sur plusieurs pages, ce qui est indiqué en bas à droite). Lorsqu’on clique sur une vignette, la photo apparaît dans une taille intermédiaire, accompagné de sa légende et d’autres informations.

A ce stade, vous pouvez passer d’une photo à l’autre au sein de l’album, voire demander un diaporama. Pour les utilisateurs enregistrés, vous pouvez utiliser éventuellement l’une de ces photos pour envoyer une carte électronique en cliquant sur l’icône « enveloppe ».

Tout visiteur peut commenter, voire « noter » chaque photo.

N’hésitez pas et bonne visite !

Vous avez encore un argentique ?

Je suis de cette génération qui a commencé la photographie avec le vieil appareil de papa. Il ressemblait à celui-ci et j’avais même à l’époque une cellule à main. C’est ainsi que je me suis passionné pour la photo, dévorant alors les ouvrages de techniques de prise de vue.

J’ai attendu quand même d’avoir plus de 18 ans pour m’offrir mon premier reflex. Un Minolta X-700 équipé d’un zoom 70-210mm. Le rêve. Inutile de vous dire avec quel plaisir je pressais alors le déclencheur de cet appareil avec lequel je fis mes plus belles photos. Oui, il était lourd, notamment l’optique dotée de lentilles en verre (contrairement avec ce qui se fait aujourd’hui). Mais quel piqué. Quel plaisir de l’avoir dans ses mains !

Et puis j’ai eu des enfants. Et j’ai consacré de moins en moins de temps à la photographie (studio, paysages, etc.). L’objet essentiel de mes photos est devenu… les enfants. Et là, mon beau X-700 a pris un sacré coup de vieux. C’est que les charmantes personnes qui posaient pour moi avaient la délicatesse de rester immobiles pendant la prise de vue. Ainsi, je pouvais caler une mise au point de précision micrométrique, avec un contrôle de profondeur de champ non moins précis. Et je ne parle pas de l’emplacement des flashes, parapluies et du temps passé au contrôle de la lumière au flashmètre !

Mais là, avec ces petits bouts qui courent partout et surtout ne tiennent pas en place, se moquant éperdument du photographe… la situation de prise de vue a pointé soudainement le doigt sur ce qui devint une lacune de mon beau X-700 : il n’avait pas d’autofocus !

Bon. Nous étions alors en 2002. Pas question de céder aux sirènes du numérique. L’argentique n’avait pas dit son dernier mot et j’investissais alors dans un reflex Minolta Dynax 5 équipé du fameux autofocus (et de nombreuses autres caractéristiques qui n’intéressent qu’un public averti).

A cette époque, les appareils argentiques d’occasion avaient encore de la valeur. Et la FNAC m’a repris mon « vieux » X-700 équipé de son zoom pour un budget couvrant la moitié de ma nouvelle acquisition !

Au poids, j’y avais perdu. Ma nouvelle acquisition devait faire la moitié du poids de mon boitier précédent… miracle du plastique… j’y avais perdu aussi en piqué… un peu.

Mais je pouvais m’en donner à cœur joie avec mes enfants… sans avoir l’impression d’avoir renoncé à mes ambitions photographiques. Et c’était l’essentiel.

Mais depuis 2005, il devient évident que s’amorce le démantèlement de la filière argentique. Entre les fermetures de comptoirs photo, les augmentations de prix annoncées pour l’argentique, les licenciements massifs chez Kodak, les licenciements et restructurations de Fujifilm, l’arrêt de la production d’appareils photos argentiques chez Nikon, la disparition de Konika-Minolta absorbé par Sony, c’est toute une industrie qui est en train de disparaître.

Une industrie, mais aussi un pan de l’histoire de la photographie.

Oui, il s’agit bien d’une évolution technologique. Mais c’est une vraie révolution numérique qui va affecter notre relation à la matière bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer. Le carton de vieilles photos que nous pouvions sortir de dessus l’armoire et autour duquel nous pouvions échanger nos souvenirs avec nos enfants, réveiller la mémoire des anciens… tout cela ne signifiera bientôt plus rien pour nos enfants et petits-enfants.

L’image est devenue immatérielle… même l’appareil photo lui-même est en train de disparaître, en se miniaturisant ou en devenant une simple fonction d’un appareil plus élaboré (téléphone portable notamment). Et l’image n’est plus qu’un simple fichier JPEG, négligemment stocké sur la carte mémoire de l’appareil ou le disque dur de l’ordinateur. Les plus soigneux auront pris la peine de graver un CD-Rom… dont la durée de vie est beaucoup plus courte que ce qu’ils croient !

En fait, la durée de vie de la photo se raccourcit d’autant plus qu’elle devient un bien de consommation immédiate. La photo est diffusée par courrier électronique, ou placée sur un site web… mais pour combien de temps ? Comment sera conservée notre mémoire demain ? Aujourd’hui, je peux regarder un tirage photo d’il y a plus de 100 ans… mais serais-je capable de lire encore un fichier JPEG dans 100 ans ? Ou même serais-je capable de lire encore un CD-Rom ?

Que faire ? Résister ?

Ou aller avec ?

Je pense qu’il est inutile de résister. Aujourd’hui, on n’achète plus que des appareils numériques. C’est plus cher. La qualité d’image est moins bonne qu’en argentique. Mais vous avez l’image tout de suite. Et tant que l’image reste immatérielle (pas de tirage papier), son exploitation est gratuite.

De toutes façons, avec le démantèlement de la filière, il va devenir de plus en plus difficile d’avoir accès à des tirages de qualité abordables. Quand je compare les tirages réalisés il y a quelques années avec les derniers récupérés il y a quelques mois, aucuns doutes. Nos chères pellicules ne savent plus être exploitées correctement dans les comptoirs photo habituels. Elles sont numérisées avant de rentrer dans la chaine numérique de tirage papier. Et là, inutile de vous dire que la qualité de numérisation n’est pas toujours au rendez-vous. Moi qui conservais mon boitier argentique pour avoir une meilleure qualité de tirage !
Et avec l’arrivée des téléphones portables-photoscopes, il est évident que ce n’est pas la qualité de la prise de vue qui est recherchée mais son instantanéïté. En son temps, c’est ce qui fit l’éphémère succès de Polaroïd avec ses pellicules dont le développement était quasi immédiat. Mais la tenue dans le temps et le prix ont eu raison du produit… mais pas du concept !

Alors c’est décidé.

Demain j’achète un appareil photo compact numérique.