Le dimanche à Tchernobyl

Le dimanche à Tchernobyl
J’empile torchons vinyles
Evangiles
Mes paupières sont lourdes
Mon corps s’engourdit
C’est pas le chlore
C’est pas la chlorophylle

Tu m’irradieras encore longtemps
Bien après la fin
Tu m’irradieras encore longtemps
Au-delà des portes closes

Le dimanche à Tchernobyl
J’harangue le soleil
J’harangue les sardines
Dans la rougeur des canaux
À la centrale y a carnaval
Java javel
Cerveau vaisselle
Chaque jour se rit de moi
Indolore

Tu m’irradieras encore longtemps
Bien après la fin
Tu m’irradieras encore longtemps

Le dimanche à Tchernobyl
J’empile torchons vinyles
Evangiles
Sortir en lamés
En ciré
Sortir du chapeau
Comme à l’accoutumée

Tu m’irradieras encore longtemps

Tu m’irradieras encore longtemps

Le dimanche à Tchernobyl

Tu m’irradieras encore longtemps

Tu m’irradieras encore longtemps
Au-delà des portes closes
Tu m’irradieras encore longtemps

Bien après la fin

Tu m’irradieras encore longtemps

Alain Bashung

Une réflexion au sujet de « Le dimanche à Tchernobyl »

  1. Ce texte a pour moi est personnifié dans la personne de mon ancienne maîtresse, belle femme de 43 ans quand je l’ai rencontré, qui m’a quitté il y a plus de 3 ans.

    J’aime une autre femme maintenant, mais je garde pour cette première et belle maîtresse, le regard du premier vrai amour, le souvenir aussi du premier chagrin d’amour : tout cela je le retrouve dans cette chanson : tu m’irradieras encore longtemps.

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