Silence

  

Quel paradoxe… Le silence s’installe… Partout. Et j’essaye d’en parler. À qui ? Pourquoi ? Je ne sais pas. Peu importe. 

En moi il coule comme une pluie tropicale, chaude, qui fait monter l’envie de rester dessous. 

Le silence. C’est la paix intérieure. Ce n’est pas l’absence de bruit. C’est juste le contact avec ce qui ne change jamais, quelque soit le bruit. Ce qui écoute. En amont même de celui qui écoute. 

Quand la nécessité du bruit lâche prise. Quand le silence ne fait plus peur. Quand le vide n’est plus un manque de quoi que ce soit. 

Quand il n’y a plus rien à expliquer. 

Juste accueillir ce qui est là. Parce que c’est là. Parce qu’il n’est plus imaginable de discuter ce qui est déjà là.  

Et juste voir, reconnaître ce qui est déjà là, c’est aimer sans condition. 

Aimer, c’est voir ce qui est sans discuter ce qui est. 

En fait, il n’y a pas d’autre option. 

Aimer sans condition, c’est faire silence. 

2 réflexions au sujet de « Silence »

  1. Bonjour le Roi du Silence. (Rire)
    Il est minuit et je suis dans un silence total. J’adore!
    Je sais ce n’est pas de ce silence dont tu parles.:)
    Mais depuis peu, j’essaye de vivre un silence intérieur et extérieur.
    J’aime beaucoup la musique ainsi que certaines emissions télé, mais depuis peu, j’ai mis mes oreilles au repos ainsi que le reste de mon corp.
    C’est agréable du fait que je me sens légère comme une bulle , une espèce de légèreté que j’appellerais disponibilité.
    Nous avions discuté de la colère, de l’amertume et de la tristesse. Et tu m’as appris a accueillir tout cela, a les écouter et les laisser partir doucement.
    Il nous est arrivés a nous,les fracassés de la vie comme moi de nous dire que c’est la fin des souffrances après des années de travail sur soi.
    Sauf qu’arrive le jour où le passé nous rattrappe et c’est là que l’on s’aperçoit que l’on s’était trompé vu que la souffrance nous envahit.
    Je suis convaincue que c’est cette voie de l’acceptation, du silence, de l’amour dont tu parles qui permet de découvrir cette paix intérieure.
    J’aime bien une phrase a toi: « Faire le deuil d’une histoire qui ne sera jamais une autre que celle qu’on a vécu. »
    Je viens de rendre un livre a la bibliothèque que jai bcp aimé, et au fil de la lecture, j’entendais ta voix, … ou ta voie…
    Il s’appelle » Vivre sans pourquoi. »
    Merci Éric. 🙂

    • Oui Najat.
      Le travail sur soi ne s’inscrit pas dans le temps mais la relation à l’instant présent.
      Ce n’est pas «quand j’aurai fait un travail sur moi…» mais quand j’aurai cessé d’attendre autre chose que ce que l’instant présent propose. Quand j’aurai fait le deuil total et absolu de «ce qui devrait être ou aurait dû être».
      Bien entendu, le livre d’Alexandre Jolien est inspirant. Sortir de la causalité et juste Être. Être sans raison. Dans une expérience de l’instant qui se suffit en elle-même.
      De tout cœur avec toi. 🙂

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