Un partage…

Le livre « De l’Abandon » de Eric Baret est une grande source d’inspiration pour moi. Je ne résiste pas au plaisir de vous en faire partager un extrait :

Comprendre qu’il n’y a rien à comprendre, rien à acquérir. Je n’ai pas besoin d’inventer des outils pour faire face à la vie, de créer des moyens de défense ou d’appropriation pour faire face aux situations.

Regarder honnêtement ce qui est là, ce qui éveille en moi la peur, l’anxiété, la prétention, la défense. Clairement, accepter mes prétentions, mes limites. Ces limites vont refléter la non-limite.

Il faut vivre la médiocrité : elle révèle l’ultime en nous.

Quand je refuse la médiocrité, quand j’imagine, que je projette un supérieur ou un inférieur, des choses spirituelles qui devraient me libérer de la vie quotidienne, là, je suis dans un imaginaire. C’est une forme de psychose. La médiocrité est l’essentiel – la médiocrité selon mes concepts.

Fonctionner journellement : manger, dormir, aimer, voir, sentir, regarder. laisser toutes les émotions vivre en nous. Rien à défendre, à affirmer, à savoir. Je n’ai besoin de rien pour pressentir ce qui est primordial. Inutile de changer quoi que ce soit en moi.

Certaines découvertes sont à faire et à oublier dans l’instant. Pour la personne, c’est la terreur, car l’ego a besoin de s’approprier des qualifications : être spirituel, méditer, se libérer.

Il faut sortir de notre rencontre comme un chien qui a vu un os et à qui on le retire juste avant qu’il ne referme la gueule. C’est ce sentiment là, juste avant la frustration, qu’il faut garder. La sensation de la bouche vide est une non-conclusion, un espace qui résonne de notre liberté.

No comment…

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